Courte Présentation du passé associatif et de la situation actuelle :
Marc Chevalier, thèse de Neuroscience soutenue début 2007 et investi dans les activités associatives pour les doctorants et docteurs depuis 2003. Au sein de 2D2B, l’association des doctorants en biologie de Bordeaux, puis au sein du Réseau BIOTechno (réseau national des doctorants en sciences de la vie) et enfin dans Aquidoc. Plus d’informations sur mon site perso (en cours de traduction en Français) & mon profil Viadeo.

Quelle a été votre première rencontre avec le Réseau BIOTechno?
J’ai participé pour la première fois à une Assemblée Générale en 2004 pour la première édition à Bordeaux des Journées BIOTechno, après avoir rejoint l’association locale fin 2003.

Pourquoi avoir décidé de vous impliquer dans l’organisation des Journées BIOTechno ?
Une ambition personnelle présente depuis longtemps. Participer à un événement collectif, où le but n’est pas de mettre au centre la personne, mais le collectif. Un peu comme en sport d’équipe (même si cette notion a tendance à disparaître). Dès mon entrée en thèse, j’ai participé à une réunion qui présentait les différentes missions de l’association 2D2B pour l’année à venir. J’ai été plus tenté par l’aspect relations doctorants-entreprises puisque 1) je ne connaissais pas le monde de l’entreprise et cela représentait une bonne occasion pour moi d’apprendre ; 2) le but final avait un intérêt social aussi puisqu’il s’agissait de valoriser le parcours universitaire. Il s’agissait ainsi de participer à un projet collectif avec un objectif bien défini et qui complétait ma formation de recherche à travers tout ce que je pensais apprendre en réalisant ce travail. Et, j’ai été surpris d’apprendre beaucoup plus que ce que je pouvais espérer.

Que vous a apporté le Réseau BIOTechno ?
Beaucoup de choses qui ne sont pas toutes mesurables. Je vais commencer par lister un peu ces choses-là et je reviendrai sur certains points qui me semblent importants : des activités professionnelles ; une maturité au niveau de la communication ; une maturité au niveau de la gestion de mes opinions ; une maturité professionnelle ; de l’assurance ; une crédibilité au niveau de la gestion d’une association ; une crédibilité au niveau de la connaissance de l’innovation ; une crédibilité au niveau de la valorisation ; une crédibilité au niveau de la gestion des partenariats Université-Entreprises ; du savoir, tant au niveau des besoins des entreprises que des besoins des doctorants ; un réseau relationnel professionnel et personnel ; une richesse humaine au niveau des échanges…

Avant d’aborder certains détails, je voulais aussi traiter rapidement ce que je n’y avais pas gagné (parce que je ne l’ai pas cherché) : de l’argent ; une visibilité personnelle ; une position politique ; un pouvoir.

Des activités professionnelles.

Bizarrement oui, ça m’a apporté des projets professionnels. Ce que je fais aujourd’hui est totalement dépendant de ce que j’ai fait en association, puisque les différents projets découlent de la confiance qui m’a été attribuée suite à mes activités associatives.
Bizarrement non. Parce que mon CV est certes enrichi de par mes activités associatives, mais cela n’a jamais réellement pesé au moment où je me présentais que par ce biais-là. Alors oui, le réseau développé pendant que je faisais de l’association a été important, mais je n’ai jamais eu à leur demander de m’aider à trouver un job. On me voit comme une personne de réseaux aujourd’hui, je ne le perçois pas réellement comme cela puisque le réseau pour moi n’est pas une finalité, mais un moyen d’échanger et d’apprendre.

La maturité.

Oui, parce que l’on évolue énormément pendant une expérience associative, pour peu que l’on s’investisse. Moi-même j’ai beaucoup changé, j’aborde les choses différemment. J’étais un anti-réseautage et je me retrouve aujourd’hui à le valoriser dans les démarches des demandeurs d’emploi. Oui, parce que je me faisais une idée négative de cela, alors qu’il peut être fait proprement, sans la jouer personnel et politique.
J’ai vu aussi mes collaborateurs associatifs énormément évoluer pendant leur parcours associatif. Tous ont pris de l’assurance, assument leurs opinions, définissent leur projet professionnel de façon plus mature, etc… Tout cela n’est pas mesurable, mais en s’arrêtant 2 secondes de temps en temps, on mesure le chemin parcouru.

Pourquoi j’y ai gagné ?

Pour résumer un peu mes idées, le principal vecteur de réussite est de penser collectif avant de penser à soi. On ne doit pas faire de l’associatif en pensant se placer. Oui, cela aide, mais si vous partez sur cet objectif en premier, vous récolterez aussi de nombreux désavantages. Certains ont réussi avec cet état d’esprit, tant mieux pour eux. Cependant, mon opinion là-dessus est qu’il faut d’abord penser collectif avant de penser à son propre intérêt. La reconnaissance publique du Réseau BIOTechno, pour peu que vous vous soyez investi un minimum, rejaillira sur vous le moment venu. Peu importe même si à un moment vous ne pouvez pas vous servir de cette expérience pour vous valoriser sur le monde de l’emploi. Comme je le disais auparavant, les principaux marqueurs ne sont pas mesurables. Ils seront ancrés en vous et ce ne sera qu’un bonus si la renommée du Réseau BIOTechno vous permettra d’aller au bout de vos projets.

Avez-vous des conseils pour les futurs participants et organisateurs?
Je me répète mais il s’agit avant tout de penser à l’intérêt collectif. On n’a rien à gagner a priori au niveau personnel à faire une activité associative. Ce n’est que la réussite du projet collectif qui rejailli sur soi. Travailler en équipe au sein de l’organisation des journées est une valeur inestimable au moment de valoriser ses compétences. Le réseau développé est important mais il s’agit avant tout de mettre en avant la valeur du projet. Il faut aussi toujours penser innovation dans la façon de faire (même si ça déplaît aux anciens) parce que c’est aussi la trace que vous laisserez dans le projet collectif qui vous permettra de vous appuyer dessus lors de vos futurs projets. Et maintenir votre réseau ensuite avec les autres membres anciens ou futurs est un bon moyen d’échanges et de partage d’expériences. Je regrette toujours un peu qu’il n’y ait pas plus de retours des anciens par rapport aux Journées mais a priori c’est en cours de construction 😉 .